Accompagner le cancer par le toucher : Mon chemin de thérapeute, entre doutes et convictions

Quand j’ai commencé mon parcours de thérapeute holistique, une question me hantait : « Qui suis-je pour poser mes mains sur un corps qui traverse une telle épreuve ? »

Accompagner des femmes atteintes de cancer n'est pas une décision que l’on prend à la légère.

Cela demande d'accepter ses propres limites, de questionner sa légitimité et, surtout, de définir avec clarté la place que l'on occupe.

La question de la légitimité : Trouver sa juste place

Pendant longtemps, j'ai eu peur de mal faire, de ne pas être « assez » face à la lourdeur de la maladie.

Puis, j'ai compris que ma légitimité ne venait pas d'un diplôme de médecine que je n'ai pas, mais de ma capacité à offrir ce que le milieu hospitalier, par manque de temps ou de moyens, peut difficilement proposer :

une présence totale et un toucher qui ne cherche pas à réparer, mais à envelopper.

Je ne suis pas médecin.

Je ne soigne pas le cancer, je n'interviens pas sur le protocole clinique.

Ma posture est strictement non médicale.

Et c’est précisément là que réside ma force : je suis l’espace de décompression où vous n’êtes plus une « patiente », mais une femme.

Sortir du "massage pur" pour entrer dans l'adaptation

Accompagner une personne malade, ce n'est pas appliquer un protocole de massage appris dans les livres.

C'est un exercice d'humilité constant.

Mes séances sont faites d'adaptations permanentes :

  • L’écoute des silences : Parfois, le corps est trop saturé par les traitements pour supporter un contact physique prolongé.

Le soin devient alors purement énergétique, un souffle, une présence.

  • Le respect des zones taboues : On contourne une cicatrice, on protège une chambre implantable, on adapte la posture pour ne pas gêner la respiration.

  • La gestion des doutes : Il m'arrive encore de me demander avant une séance : « Est-ce que ce que je vais offrir sera suffisant ? ».

Ce doute est mon garde-fou.

Il m'oblige à rester dans une vigilance extrême et une bienveillance absolue.

Pourquoi l'énergétique ?

Le cancer est une expérience de déconnexion : le corps devient un étranger, parfois même un ennemi.

Le massage énergétique, tel que je le pratique, sert de pont.

Je travaille sur la circulation des énergies pour aider à évacuer les toxines émotionnelles, pour apaiser ce système nerveux qui tourne à plein régime, et pour vous aider à réhabiter votre corps dans la douceur, malgré la douleur ou la fatigue.

Une main tendue, en toute humilité.

Si vous cherchez un traitement miracle, je ne suis pas la bonne personne.

Mais si vous cherchez un refuge, un lieu où vos doutes et les miens se rencontrent pour créer un instant de paix, alors je serai honorée de vous accompagner.

Mon engagement envers vous est simple : vous offrir une parenthèse où la maladie reste à la porte, et où votre énergie vitale est la priorité.

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